La performance énergétique d’un Bâtiment
Tout d’abord, il faut savoir que dans un bâtiment, l’énergie dépensée est essentiellement utilisée pour le chauffage et, dans une moindre mesure pour la ventilation/climatisation et l’éclairage. A la conception, l’effort doit donc porter sur la réduction de la dépense énergétique des postes les plus énergivores, à commencer par le chauffage.
Pour y parvenir, la première mesure est une excellente isolation des murs, des ouverture et de la toiture.
Pour le reste, de nombreuses solutions existent, qu’elles soient « classiques » (chaudière à condensation, radiateurs radiants, pilotage par programmateur ou thermostat, etc.) ou plus innovantes, telles que celles qui recourent aux énergies renouvelables (solaire, photovoltaïque, géothermie, bois-énergie, etc.).
Classification énergétique
Il est possible de classer les bâtiments en fonction de leur performance énergétique, à l’image de ce qui se fait pour les appareils ménagers.
Chaque construction peut avoir son «étiquette énergétique », déterminée sur une échelle de A, pour les plus performants, à G, pour les moins performants. Cette notation est attribuée après examen minutieux de l’ouvrage et des points singuliers que sont l’isolation, la toiture, les fermetures, le chauffage, etc. Le diagnostiqueur établi un DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) où la performance énergétique est exprimée en KiloWatt heure d’énergie primaire par mètre carré et par an (KWhep/m2.an).
La réglementation thermique
La réglementation thermique 2005 (RT 2005) avait défini des niveaux de performance énergétique qui ont été utilisés pour la définition de labels, le plus connu étant le label THPE (Très haute performance énergétique).
Toutefois, la réglementation évolue rapidement et imposera bientôt des seuils beaucoup plus ambitieux. Ainsi, la RT 2012, obligatoire dès le 1er janvier 2013, défini les niveaux de performance à atteindre pour les Bâtiments Basse Consommation (label BBC-Effinergie). Dès à présent, on trouve des exemples de constructions neuves classées BBC qui ne dépensent pas plus de 50 kWh/m2.an et de réhabilitations limitées à 80 kWh/m2.an.
Mais il est possible d’aller bien au-delà de ces performances qui atteignent déjà d’excellents paliers. Les maisons dites « BEPAS » (Bâtiment à Energie PASsive) ont une consommation en énergie considérée comme nulle.
Bien mieux encore, les constructions dites « BEPOS » (Bâtiment à Energie POSitive) fournissent plus d’énergie qu’elles n’en consomment.
Pour atteindre de tels résultats, il est nécessaire de respecter des règles de conception et de réalisation relativement simples mais incontournables.



